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    06.10.2026

    đ—œđ—»đ—±đ—Čđ—șđ—»đ—¶đ˜đ—ČÌđ˜€ đ—±đ—Č đ—żđ˜‚đ—œđ˜đ˜‚đ—żđ—Č : attention, projet majeur de refonte du rĂ©gime social et fiscal !


    DĂ©posĂ©s le 1er octobre 2026, le PLFSS et le PLF pour 2027 proposent de remplacer les rĂ©gimes d’exonĂ©ration actuels des indemnitĂ©s de rupture, qui variaient jusqu’ici selon le mode de rupture, par une limite unique : 1 PASS, soit 48 060 € sur la base du montant 2026.

    L’essentiel des changements, mesure par mesure :

    Cotisations sociales

    Aujourd’hui : l’exonĂ©ration est notamment liĂ©e au montant exonĂ©rĂ© d’impĂŽt sur le revenu et peut aller jusqu’à 2 PASS, soit 96 120 € sur la base du PASS 2026.

    Demain : l’exonĂ©ration serait plafonnĂ©e Ă  1 PASS, indĂ©pendamment du rĂ©gime fiscal de l’indemnitĂ©.

    CSG- CRDS

    Aujourd’hui : les indemnitĂ©s de rupture sont, selon leur nature, exonĂ©rĂ©es dans les limites prĂ©vues par le rĂ©gime actuel, tandis que les sommes supra-lĂ©gales sont en principe soumises Ă  CSG-CRDS.
    Demain : l’exonĂ©ration serait alignĂ©e sur le nouveau plafond de 1 PASS, y compris pour les indemnitĂ©s versĂ©es en rĂ©paration d’un prĂ©judice dans le cadre d’une transaction ou d’une dĂ©cision judiciaire.

    Transactions et indemnités judiciaires

    Aujourd’hui : une somme ayant pour objet de rĂ©parer un prĂ©judice peut, sous certaines conditions, ĂȘtre exclue de l’assiette des cotisations lorsqu’elle ne constitue pas une indemnitĂ© de rupture au sens de l’article L. 242-1 du Code de la sĂ©curitĂ© sociale (Cass. 2e civ., 30 janv. 2025, n° 22-18.333).
    Demain : le PLFSS intĂ©grerait expressĂ©ment dans le nouveau plafond les sommes versĂ©es en rĂ©paration d’un prĂ©judice, qu’il soit distinct ou non de la perte de rĂ©munĂ©ration.

    Conciliation prud’hommale
    Le nouveau plafond de 1 PASS aurait vocation Ă  s’appliquer Ă©galement aux indemnitĂ©s versĂ©es dans ce cadre, y compris lorsque le barĂšme de conciliation conduit Ă  un montant supĂ©rieur.

    Contribution patronale de 40%
    Aujourd’hui : la contribution patronale de 40 % prĂ©vue par l’article L. 137-12 du Code de la sĂ©curitĂ© sociale s’applique Ă  la fraction des indemnitĂ©s de rupture conventionnelle et de mise Ă  la retraite exonĂ©rĂ©e de cotisations.
    Demain : elle serait calculĂ©e sur la fraction exonĂ©rĂ©e de CSG, elle-mĂȘme plafonnĂ©e Ă  1 PASS.

    ImpĂŽt sur le revenu
    Aujourd’hui : l’exonĂ©ration repose sur plusieurs plafonds et modalitĂ©s de calcul, avec des rĂ©gimes spĂ©cifiques notamment pour les indemnitĂ©s versĂ©es au titre d’un PSE et d’une RCC.
    Demain : l’article 80 duodecies du CGI serait profondĂ©ment remaniĂ© et l’exonĂ©ration serait, en principe, limitĂ©e Ă  1 PASS, quel que soit le mode de rupture.

    Forfait social

    Aujourd’hui : les indemnitĂ©s de rupture sont expressĂ©ment exclues de l’assiette du forfait social. Demain : cette exclusion serait abrogĂ©e, sans pour autant crĂ©er de nouvelle charge car le forfait social vise les sommes exclues des cotisations mais soumises Ă  la CSG, or leur assiette va ĂȘtre alignĂ©e sur 1 PASS.

    Une entrée en vigueur à surveiller

    Sur le plan social, les nouvelles rĂšgles viseraient les ruptures « prenant effet » Ă  compter du 1er janvier 2027, une notion qui fait dĂ©bat : s’agit-il de la notification de la rupture, de la fin du contrat Ă  l’issue du prĂ©avis, de l’homologation de la rupture conventionnelle ou de la signature d’une transaction ? L’enjeu est dĂ©cisif pour les ruptures engagĂ©es fin 2026 dont la fin effective du contrat interviendrait en 2027. Sur le plan fiscal, les modalitĂ©s d’entrĂ©e en vigueur restent Ă  prĂ©ciser au regard de la version dĂ©finitive du PLF 2027.

    Ces mesures ne sont, Ă  ce stade, que des projets et sont susceptibles d’évoluer au cours de la discussion parlementaire.

    À suivre notamment : l’impact de ce nouveau plafond sur les indemnitĂ©s supra-lĂ©gales, les transactions, les indemnitĂ©s de conciliation et les indemnitĂ©s de PSE ou de RCC.

     

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